Résidences —

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Jean-François Baudé

Mars-avril 2018

"Cela fait plusieurs années que je viens au Domaine de Kerguéhennec pour conduire des ateliers d’arts plastiques autour des expositions en cours. Cela fait plusieurs années que je parcours dans tous les sens le domaine. Sensible au lieu, je le photographiais en me disant il faut que je retienne ceci, cela, pour mon travail d’artiste futur. Le futur m’a rattrapé je suis sur le lieu en résidence.
Mon travail est cette recherche continuelle d’étonnement dans notre paysage de vie, ce regard qui crée notre propre narration au monde.
Très sensible à la lumière qui vitalise le paysage zébré d’énergie végétale, je travaille avec le maximum de contrastes, le noir et blanc, le fusain et l’encre noir des monotypes - estampe que l’on ne peut imprimer qu’une seule fois".

Noir qui voudrait douceur
Et demande par bouffées
Paysage de repos,
paysage où rêver
Plus grande errance de Terre
Sans limite d’hémisphère
(Perinne Lorne)

Gilles Bruni

2018 (suite de la résidence sur plusieurs périodes depuis 2017)

"Troisième phase de la résidence : trois nouvelles pistes.

1. Il s’agirait de formaliser et de consigner la marche « à travers bois et vallées » que j'ai proposée à des visiteurs en 2017. Chacun pourrait ainsi se l'approprier, en fonction des saisons et des transformations du parc. Reste à « l’écrire », lui donner une forme.

2. Je souhaite poursuivre les échanges entrepris avec des Bignannais, à la bibliothèque, avec davantage de personnes : des riverains, des gens de la commune (mais pas que)... pour marcher ensemble, me laisser conduire, découvrir des lieux, d’autres approches. Ces moments précieux pourraient ensuite être partagés avec d'autres par le biais d'images, de parcours notés, de textes que je mettrai en scène dans un des espaces du Domaine.
3. Je reviens encore obstinément à mon intérêt pour les « bloutes noires » de la cariçaie (les fameux Carex paniculata qui m’ont bien occupé en 2017). La régénérescence de ces plantes empêche désormais le passage et m'oblige à repenser mon projet initial. A suivre..."

Sylvain Le Corre

Novembre 2017 - Janvier 2018

Le grand moment automnal de maturité flamboyante, comparé à un soleil couchant, fournit un moyen d’atténuer l’angoisse de la mort : par leur dernier éclat avant la chute, les feuilles enseignent l’acceptation de l’inévitable. Leur ultime sursaut de vie, ainsi que la transmission de l’énergie vitale au terreau, devraient exorciser toute mélancolie
Michel Granger, dans l’introduction de Teintes d’automne, de Henry David Thoreau.

 

"Durant trois mois, je vais pouvoir arpenter le territoire du domaine de Kerguéhennec et ses alentours, vivre pleinement l’automne puis l’hiver, profiter de cette incroyable transformation qui s’opère dans la nature. Je souhaite tenter de capter à travers des détails, des cycles, des passages où la vie laisse place à une autre. Où la décomposition d’un morceau de bois devient le théâtre d’un nouveau foisonnement. La mort n’existe pas dans la nature, tout est transition et imbrication, une harmonie que je souhaite retranscrire par le dessin et la sculpture. Dans un premier temps, il sera question de promenades, d’errances et d’observations. Des collections d’éléments ramassés ou photographiés lors de ces sorties viendront enrichir un vocabulaire graphique, qui plus tard, dans l’atelier, m’aideront à concevoir un univers dans lequel toute création serait en état de transition".

 

Michel Mousseau

Septembre-octobre 2017

"« Sur le motif ». En résidence au Domaine de Kerguéhennec, le défi c'est dessiner dehors. Il faut marcher par les chemins, affronter l'étrangeté du Domaine aux arbres centenaires, aux sous-bois hantés de sculptures, telle l'apparition de la Gradiva de Penone au pied fuyant.
L'enjeu, c'est produire un ensemble de dessins à la mine de plomb sur papier de très grand format. Ma motivation n'est pas de décrire le paysage mais de transmettre la nature particulière du Domaine, à la fois solennelle et agricole. Le sujet, c'est l'incarnation formelle de mon sentiment de la nature face à cet univers.
Arpenter le lieu, s'immerger. Aux aguets, l'œil voit et, sur le papier, la main transcrit des extraits du territoire. Ainsi s'impose le dessin".

michelmousseau.com

Appel à projets : résidence de création chorégraphique « Corps, Espaces Sensibles »

2018 – réponse avant le 15 novembre 2017

Le Département du Morbihan initie un appel à projets de résidence de création chorégraphique, « Corps, Espaces Sensibles », dans les espaces naturels sensibles.

 

Mené en collaboration avec le TRIO..S à Inzinzac-Lochrist, le Pôle culturel de Ploërmel Communauté et l’Hermine, Scène de territoire pour la danse Golfe du Morbihan Vannes Agglomération à Sarzeau, « Corps, Espaces Sensibles » a pour objectif de susciter ou d’encourager de nouvelles approches des espaces naturels par la création chorégraphique, de nouveaux dialogues entre le corps et la nature.

Cet appel à projet s’adresse aux artistes professionnels engagés dans la création chorégraphique et portant un regard singulier sur l’espace naturel. Il permettra à l’équipe de création retenue de s’immerger en 2018 dans différents espaces naturels morbihannais dont ceux du Domaine de Kerguéhennec à Bignan, afin d’y créer une œuvre qui fera l’objet de présentations publiques.

La date limite de dépôt des projets est fixée au 15 novembre 2017, pour des périodes de résidences prévues entre avril et octobre 2018 et des temps de diffusion pouvant s’étendre sur la saison 2018/2019.

 

Présentation détaillée à télécharger en cliquant sur : appel à projets résidence Corps Espaces Sensibles.

 

Contacts : Marie Caër et Catherine Gelé, Service arts vivants et visuels du Département du Morbihan (les coordonnées figurent dans l'appel à projet à télécharger ci-dessus)

Emilie Satre

Juillet-août 2017

"Qu’est-ce que le fait d’implanter temporairement l’atelier à Kerguéhennec peut faire bouger dans ma peinture ?
Il ne s’agit pas de plagier la nature, ce qui serait une entreprise bien vaine.
C’est finalement dans le même type de paysage que Gauguin donna à Sérusier la leçon de peinture qui sera le point de départ des recherches des Nabis sur la couleur. Ne pas chercher à imiter. Synthétiser, résumer. Ou comment penser la radicalité picturale dans un sous-bois.
L‘humidité ambiante donne une qualité particulière à la lumière qui évolue au fil de la journée. La mer proche envoyant son lot de nuages à intervalles réglés sur les marées.
Brillances, éclats, sensations d’espace, voiles, contrastes, couleurs changeantes, odeurs, sons… Il s’agit de se laisser pénétrer par le paysage.
Penser la peinture dans le paysage, le paysage dans la peinture.
Et prendre avec Tal Coat la juste distance pour que la peinture fasse état de cette traversée sensorielle tout en ayant son autonomie".
http://emiliesatre.fr/

Yann Thoreau

Juillet-août 2017

Je n'aperçois jamais, toutes ensembles, toutes les parties de l'espace. Gilles Deleuze.

"La découverte du Domaine de Kerguéhennec, l'immensité du site provoque inévitablement un désir de déambulation : arpenter les chemins, se confronter à ses paysages. Dans un premier temps est né le désir de se consacrer à un travail relevant de la contemplation : dessiner, noter, croquer, étudier sur le vif les paysages entrevus, m'imprégner par le dessin des ambiances et atmosphères, tenter de saisir l'espace, de capter la lumière...
Observer, regarder avec attention, avec patience... »  

http://yannthoreau.com/

Yang Jung-Uk

Printemps 2017

Yang Jung-Uk, jeune artiste plasticien coréen né en 1983, est accueilli en résidence au Domaine de Kerguéhennec dans le cadre du programme Odyssée (Réseau des Centres culturels de rencontre) et en partenariat avec le Gyeonggi Creation Center, le plus important site de résidences en Corée du Sud.

Il crée une installation spécifiquement pour la chapelle du Domaine qui est visible du 25 juin au 5 novembre 2017.

Voir Expositions été-automne 2017

 

Guillaume Babin

Printemps 2017

"Il y a quelque chose de vaporeux à Kerguehennec.
L’ampleur du site est insaisissable, le visiteur y chemine avec curiosité, naviguant d'immersions en découvertes.
Dans ce domaine riche en diversité, je vais réfléchir aux possibles du lieu : étudier les replis, les dévers et les ouvertures du paysage, repérer les points de contraction, les nœuds qui relient les parcours pour envisager où et comment peuvent s'implanter les futurs usages de Kerguéhennec.
Je compte imaginer de petites constructions : fabriques, pavillons, installations, points de rencontre, de jeu ou de pause... afin de mettre sur pied tout un répertoire d'usages potentiels.
Un répertoire de petites architectures allant de l'intervention minimaliste pratiquement imperceptible dans le paysage jusqu'à l'architecture signal qui montre et qui donne à voir.
Il s'agit de jouer avec l’élasticité de l'espace, de ne pas contrarier l'intuition du lieu pour y développer un confort d'usage, d'exacerber le pouvoir d’évocation du domaine en y déployant un langage architectural qui permette de concevoir et recevoir l'art en relation avec le paysage".

http://guillaume-babin.com/

 

Rendez-vous avec Guillaume Babin pour un atelier de co-construction d'une architecture éphémère, samedi 3 et dimanche 4 juin 2017, dans le cadre des Rendez-vous aux jardins à Kerguéhennec. Voir le programme.

Gilles Bruni

2017-2018

"J’ai fréquenté Kerguéhennec par le passé, je renoue aujourd’hui avec le projet de travailler sur la question de ses usages au sens large.
Nous avons convenu avec le Domaine que je puisse venir pendant un an et demi, un temps long que je revendique pour pouvoir développer ma pratique. Mes pistes de travail vont découler de phases d’immersion, avec des rencontres programmées ou fortuites, des usagers de tous ordres : personnes du centre comme celles qui mènent là leurs missions, ONF, Espaces naturels sensibles ou Chambre d’Agriculture… et des habitants des environs, pêcheurs, promeneurs ou cueilleurs de champignons. La liste n’est pas exhaustive.
J’imagine ainsi agir et produire en lien avec des pratiques et ressentis des lieux. Les formes ne sont pas arrêtées à ce stade, elles vont naître et évoluer, certaines seront abandonnées. Certains ont découvert les histoires facétieuses des « bloutes », celles-ci commencent à envahir les esprits, le sujet engage des conversations autour de la présence d’une espèce végétale remarquable en zone humide: carex paniculata. Cette entrée en matière devrait me permettre d’élaborer un nouveau « récit », en lien avec l’évolution de nos relations à notre environnement".

http://www.gillesbruni.net//

http://www.facebook.com/gilles.bruni

http://circumlacustre.blogspot.fr/#!/ 

 

Rendez-vous avec Gilles Bruni pour un vagabondage à travers bois et vallons, samedi 3 et dimanche 4 juin 2017, dans le cadre des Rendez-vous aux jardins à Kerguéhennec. Voir le programme.